- Connu? Demandai-je avec espoir.
Je n'étais pas une de ces groupies
hystériques et les stars ne m'intéressaient que
moyennement, mais la perspective de passer deux mois à
Hawaii avec une quelconque star de la chanson me paraissait digne
d'un roman à l'eau de rose. Je voyais déjà la
scène d'ici : une jeune femme seule et sans un sous, n'ayant
plus aucune famille - si ce n'est une petite soeur agaçante
dont elle se passerait bien - faisant la rencontre d'un prince de
la scène, beau et milliardaire. Ils tomberaient amoureux, il
lui écrirait une chanson qui ferait pleurer dans les
chaumières et se marieraient sous le feu des
projecteurs.
Ma soeur coupa court à mes rêveries, me faisait redescendre sur terre brusquement.
- Aucune idée, je n'écoute pas
ce genre de musique.

Je tentai de réprimer une grimace. J'avais beau adorer ma soeur, nul ne pouvait nier que nous ne nous ressemblions absolument pas. Que ce soit au niveau physique - elle était grande, élancée et avait un visage magnifique tandis que j'étais petite, banale et ne prenais absolument pas soin de mon apparence -, qu'au niveau caractère. Gabriella n'avait que 24 ans, mais elle avait grandi plus vite que n'importe quelle autre fille de son âge et avait des préoccupations toutes autres. Elle ne sortait que très rarement en compagnie d'autres personnes de son âge, ne regardait quasiment pas la télévision, n'avait aucune culture cinématographique ou musicale, si ce n'était quelques vieux classiques que je trouvais chiants à en mourir et ne lisait que des livres ennuyeux et beaucoup trop épais à mon goût. J'avais souvent l'impression qu'elle avait dix ou vingt ans de plus, et pourtant, ça ne l'empêchait pas de se comporter parfois comme une enfant.
Quant à moi, ça aurait été mentir que de dire que j'étais une fille normale. A ma façon, j'étais sûrement aussi atypique que ma soeur, mais je m'en portais très bien. A seize ans, je n'avais pas vraiment les mêmes centres d'intérêts que les autres élèves de mon lycée, mais ça ne m'empêchait pas d'avoir un bon nombre amis et même quelques (ex)petits-amis. La lecture était ma plus grande passion, suivie de près par les séries télé stupides. J'étais une fan des comédies romantiques et avait déjà dévoré tout le rayon de la bibliothèque du quartier. Cependant, mon côté fleur bleue, que j'essayais de cacher au maximum, ne m'empêchait pas d'être réaliste. Je savais que la vie ne ressemblait malheureusement pas à ce que je pouvais lire dans les livres. Mais je caressais quand même le rêve secret d'écrire un jour mes propres romans à l'eau de rose et de devenir une référence dans le domaine. J'aimais aussi dessiner, même si je ne voyais là qu'un moyen de passer agréablement le temps, quand je n'étais pas occupée à faire des classements ou des listes débiles. Contrairement à Gabriella, je prenais le temps de me tenir informée de tout, que ce soit les derniers groupes à la mode ou les films du moment. Même si la plupart du temps je les trouvais fades et sans saveur. D'après Gab et mes amis, j'étais très critique à l'écart des gens et monde extérieur, j'avais énormement de mal à accorder ma confiance et faisait souvent preuve de cynisme. J'imagine qu'un psym'aurait trouvé toutes sortes de patologies, aux noms plus compliqués les uns que les autres, mais peu importe, après tout les gens me répétaient sans cesse que c'était pour ça qu'ils m'aimaient tant.
Allez je t'ai percée a jour
n'empèche que t'écris très bien et si comme ton héroîne, tu veux devenir écrivaine, je suis de tt coeur ac toi!
(pour savoir de quoi je parle tu peux aussi t'aider d'une grammaire. x')) et de 2, c'est 'quelle' et non 'qu'elle', car 'qu'elle' se trouve toujours devant un verbe.


toto
sam 05 avr 2008 15:42