- Je vais essayer de discuter avec lui
lorsqu'il sera calmé, j'aimerais bien qu'il prenne au moins
la peine de vous rencontrer, poursuivit Dorothy, s'adressant
toujours à Gabriella. Ca m'ennuierait de vous avoir
fait venir ici pour rien et de devoir vous demander de repartir
aussi vite...
Je réprimais un gémissement
de désespoir. Il était hors de question que cet
abruti pourri gâté nous gâche nos
précieuses vacances. Pas maintenant, alors que je n'avais
jamais été aussi près du but!
- Je me doute, murmura Gabriella.
J'aimerais vraiment qu'il m'accorde quelques minutes.
Quelques minutes hein? Je ne voulais
même pas imaginer les moyens qu'utiliseraient Gab pour le
convaincre de nous laisser rester. Je fixai mon attention sur mon
verre de limonade pour chasser mon esprit les images qui s'y
étaient glissées. Etions-nous tombées si
bas?
- Je pense que c'est faisable. Il est un peu
sur les nerfs en ce moment, l'arrivée de Reina lui a
fiché un sacré coup. Il a beau adorer sa petite
soeur, je sais qu'il aurait préféré la savoir
auprès de sa mère qu'ici avec nous.
- Vous nous avez dit qu'elle était
à l'hôpital, c'est bien ça? demanda
Gabriella, le visage grave.
- Oui, depuis plusieurs mois maintenant. Elle
est atteinte d'une sclérose en plaques et doit suivre un
traîtement assez difficile qui l'oblige à rester
hospitalisée. Le père de Reina fait partie de
l'armée, il n'est jamais à la maison et ne pouvait
pas s'occuper d'elle alors je lui ai proposé de la prendre
avec moi. La suite vous la connaissez...

Nous hochâmes la tête en
silence. Quelques secondes plus tard, comme si elle avait
écouté à la porte, Reina pénétra
dans la cuisine et nous fixa avec intêret.
- Mamie, je peux aller faire un tour sur la plage?
- Pas de problmème ma chérie. Tu pourrais en profiter pour emmener Teal avec toi,je suis sûre qu'elle adorerait!
- Mamie, je peux aller faire un tour sur la plage?
- Pas de problmème ma chérie. Tu pourrais en profiter pour emmener Teal avec toi,je suis sûre qu'elle adorerait!
Oh quel habile et vil moyen de me virer
discrétement afin de pouvoir continuer à discuter de
choses plus sérieuses entre adultes ! J'adressai un sourire
à Dorothy avant d'accepter sa proposition, tout en lui
faisant sentir que je n'étais pas dupe. Je n'étais
peut-être encore qu'une ado, mais je connaissais par coeur ce
genre de stratagème honteux.





Hana
ven 08 aoû 2008 21:01