N'avez vous jamais remarqué
à quel point le temps passe vite lorsqu'il vous
sépare d'un événement particulièrement
désagréable? Malgré tous mes efforts pour
faire durer éternellement mes dernières heures de
liberté, les minutes défilèrent une à
une, puis dix à dix, jusqu'à ce que sonne l'heure
fatidique. Il était temps pour moi d'aller retrouver
Luke.
Si j'avais pu y aller à reculons, je l'aurais sûrement fait. Je dus faire un effort monumental pour trouver le courage de frapper à la porte et attendis, plus nerveuse que jamais, qu'il me dise d'entrer, employant comme toutes les fois où j'avais eu l'occasion de lui "parler", cet horrible ton supérieur qui me mettait hors de moi.
- Lu', bredouillai-je sans conviction.
Luke était assis au piano, apparemment très calme. Ses doigts couraient sur le clavier, appuyant inlassablement sur les mêmes touches. Malgré mon absence de talent musical - je chantais si faux que j'avais été interdite de chorale au collège - j'en déduisis qu'il était en train de faire des gammes. Il s'arrêta soudainement, se tourna vers moi et un petit sourire narquois sur les lèvres, me murmura :
Si j'avais pu y aller à reculons, je l'aurais sûrement fait. Je dus faire un effort monumental pour trouver le courage de frapper à la porte et attendis, plus nerveuse que jamais, qu'il me dise d'entrer, employant comme toutes les fois où j'avais eu l'occasion de lui "parler", cet horrible ton supérieur qui me mettait hors de moi.

- Lu', bredouillai-je sans conviction.
Luke était assis au piano, apparemment très calme. Ses doigts couraient sur le clavier, appuyant inlassablement sur les mêmes touches. Malgré mon absence de talent musical - je chantais si faux que j'avais été interdite de chorale au collège - j'en déduisis qu'il était en train de faire des gammes. Il s'arrêta soudainement, se tourna vers moi et un petit sourire narquois sur les lèvres, me murmura :
- Bonjour Teal. Je ne pensais pas te voir ici.
En fait, je pensais que tu prendrais tes jambes à ton cou,
mais je me suis trompé.
J'étais à peine
arrivée qu'il commençait déjà à
m'insupporter. Aussitôt, je répliquai :
- Et pour quelle raison j'aurais dû
m'enfuir? Tu penses peut-être que j'ai peur de toi?
Désolée de te décevoir, mais tu ne m'effraies
absolument pas.
- On peut dire que tu ne manques pas de cran,
ajouta-il en guise de réponse, en se tournant vers son
piano. C'est une bonne chose.


Elodie
lun 04 fév 2008 22:47