Finalement, ses doigts
s'arrêtèrent et la mélodie stoppa. Il tourna
vers moi un visage sans expression et d'une voix neutre, me
déclara :
- C'est l'heure, tu es libre de partir. A demain.
Sans attendre une seconde, je fermai mon livre, l'aggripai et
quittai la pièce sans me retourner, lançant seulement
un rapide "A demain" en destination du piano et de celui
qui s'y trouvait. J'en étais finalement resortie vivante et
dans un meilleur état que je ne l'aurais imaginé. La
journée n'annonçait plutôt bien! Si les
séances suivantes ressemblaient à la première,
j'arriverais peut-être à supporter ma
punition.

Le couloir était vide, je pris donc la direction de ma chambre pour déposer mon bouquin, espérant par la même occasion croiser Gab. Mais cette dernière n'était nulle part. Je ne l'avais pas vue depuis ce matin, juste avant ma petite escapade à la plage. Elle devait sûrement tenir compagnie à Dorothy au salon ou à l'arrière de la maison.

mer 27 fév 2008 20:42